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    Déserts du Maroc

    Si le Maroc, dont l’échine dorsale semble être cet Atlas majestueux qui le parcourt, est un pays montagneux largement ouvert sur la mer et bordé de grandes plaines côtières, le désert tient une place prédominante dans le Sud marocain et sa culture.

    La hamada du Guir à l’est, celle du Drâa au sud, annoncent l’arrivée au seuil du désert autant vers la frontière algérienne qu’en longeant toute la côte atlantique jusqu’aux Provinces sahariennes.

    Le désert alternant regs et ergs comme les dunes de l’Erg Chebbi à Merzouga est parsemé d’oasis et de grandes palmeraies à l’instar de Tinghir, Skoura, Errachidia et bien d’autres, fournissant l’essentiel de l’activité agricole. Des lieux magiques comme les ruines de Sijilmassa, ancienne capitale du Tafilalt au XIe siècle, gardent dans l’imaginaire et la mémoire des hommes, les traces de ce que furent les échanges commerciaux avec les grandes caravanes arrivant de l’Afrique subsaharienne après plusieurs mois de voyage.

    La vallée du Drâa, au départ de Zagora en direction de M’hamid, donne le ton et nous mène aux portes du désert saharien vers la frontière du sud-ouest algérien. Dès la sortie de Zagora, les dunes de Tinfou puis le ksar d’Aït Isfoul enclavé au sein de petites dunes, annoncent l’arrivée imminente au seuil des grandes étendues désertiques. L’erg Lehoudi accentue l’impression saharienne avec ses pistes sablonneuses et ses hautes dunes.

    Enfin, passé M’hamid, l’erg Chegaga avec l’alternance de ses dunes sur plusieurs dizaines de km, vous plonge littéralement dans ce désert attendu. Nous vous conseillons évidemment de toujours vous faire accompagner par un guide de la région.


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  • Au nom de la rose

    Cueillez une Rosa Damascena (rose de Damas) et découvrez Kelaat M’Gouna.

    Sur la route des milles kasbahs, ce point d’accès majeur de la vallée des roses,

    est situé à son extrémité sud et 90 km à l’est de Ouarzazate.

    Il allie, paysages et architecture traditionnelle berbère.

    De nombreuses promenades, randonnées, visites diverses sont envisageables depuis Kelaat el M’Gouna, ce gros bourg étant situé à l’entrée de la célèbre Vallée des Roses. Celle-ci abrite de vieilles kasbahs dont certaines s’ouvrent volontiers à la curiosité des voyageurs au milieu de sentiers longeant des petits ruisseaux bordés d’arbres fruitiers et de magnifiques roseraies. Indéniablement, un des joyaux de la région, enivrant et superbe lors de leur floraison de mi-avril à mi-juin..

    À ne pas manquer

    Pour les amateurs, le parapente est praticable à partir de Bou Tharar, petit village pittoresque niché au fond de la Vallée des Roses. La première édition d’un festival dédié à ce sport y avait d’ailleurs été organisée à la mi-novembre 2012…

    Le moussem, ou fêtes des roses se déroule début mai. Trois jours sont dédiés à cette fleur mythique, soulignés de défilés de chars, de musiques et danses traditionnelles. Entre avril et juin, période de récolte des roses, les distilleries locales sont ouvertes au public. Une visite intéressante pour tout connaitre sur la distillation des pétales et la fabrication de l’eau de rose et ses dérivés cosmétiques.


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  • La baie du grand sud marocain

    Dakhla

    ultime étape pour les voyageurs en route pour la Mauritanie et l’Afrique de l’Ouest, est la deuxième ville des Provinces Sahariennes.

    C’est, à l’origine, une bulle papale qui attribua la presqu’île baptisée Rio de Oro à l’Espagne qui y créa en 1502 une première colonie.

    Il faudra attendre 1884 pour que le capitaine Emilio Bonelli Hernando fonde la ’Villa Cisneros’ qui s’appellera plus tard Dakhla et deviendra, en 1979, suite à l’annexion marocaine du Sahara Occidental, la capitale de la province Oued-Ed-Dahab-Lagouira.

    Une vocation océane et festivalière

    Très vite, profitant de sa baie abritée aux eaux poissonneuses d’une température constante à 25°, la ville a su tourner ses activités sur l’océan qui la borde.

    La chaleur constante, ainsi que la régularité et la longueur de ses vagues, ont fait du site voisin de Foum Labouir un spot mondialement reconnu sur lequel viennent s’entrainer durant les mois d’hiver des sportifs de la glisse maritime de classe internationale.

    Toutes ces qualités ont fait des émules débouchant sur la création de plusieurs écoles dédiées à cette pratique drainant un nombre conséquent d’habitants et de touristes.

    Des projets touristiques de grande envergure

    Dakhla, ville à la fois océane et saharienne, cultive toutes les possibilités offertes par son environnement immédiat devenant avec Laâyoune les deux grands pôles du littoral sud atlantique marocain, s’inscrivant ainsi dans les objectifs gouvernementaux de développement des stations balnéaires.

    Pour cela d’importants chantiers ont été ouverts afin d’impulser une infrastructure hôtelière performante et moderne, correspondant aux demandes d’un public de plus en plus large + Continuons la lecture...

    et varié tout en confortant l’aménagement des espaces d’accueil pour les nombreux campings caristes.

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  •  LE RITUEL DU HAMMAM

    Élément indissociable de la société marocaine…

    Puisant ses origines dans les thermes de la Rome antique, le hammam est un bain de vapeur humide. Y venir, c’est s’immerger au cœur de la vie locale.

    Dans la pratique de l’islam, la propreté faisant partie de la foi, se purifier et se laver est une obligation et le hammam en est le lieu privilégié. Le hammam est un lieu d’hygiène, mais aussi un espace de vie sociale, un moment de rencontres et de détente.

    À l’instar des thermes antiques auxquels il s’apparente, on peut bavarder et commenter l’actualité du quartier. Pour les femmes, le hammam est un espace de liberté où s’échangent, en cachette des hommes, conseils, rires, potins de la vie de famille et manigance à propos de tels filles ou fils à marier.

    Hammam de quartier…

    Les hammams, aussi appelés bains turcs en Occident, sont constitués d’une première salle, à l’entrée, destinée à se déshabiller et se préparer.

    S’en suivent, pour la plupart, trois pièces dans lesquelles la vapeur d’eau est plus ou moins dense et chaude et que l’on traverse successivement.

    La première est une pièce à température moyenne, appelée El Barrani. On s’y détend et on se laisse aller dans cette atmosphère humide, petit à petit, afin que le corps s’habitue à cette moiteur.

    Il s’en suit la pièce chaude « El Ousti ». Profitant des bienfaits de sa température élevée (50°), les personnes s’installent à même le sol sur une natte ou sur un rebord carrelé avec un gant de crin, du savon noir à base d’olives et plusieurs seaux remplis au préalable d’une eau bien chaude.

    C’est dans un épais nuage de vapeur que le corps, transpirant généreusement, est énergiquement frotté au gant de crin, se débarrassant peu à peu de ses impuretés et d’une abondance de peaux mortes.

    Enfin la plus chaude « El Dakli ». Particulièrement chaude, il est conseillé de n’y rester que 15 à 20 minutes. Ce changement de température accélère le processus d’élimination des toxines.

    Les bienfaits

    On en ressort, repassant tranquillement d’une pièce à l’autre jusqu’à la salle d’entrée afin de se rhabiller et, le corps et l’esprit comme éthérés, se relaxer doucement avant de repartir dans les ruelles mouvementées du quartier.

    Débarrassée de ses toxines, la peau, d’une douceur sans pareille, respire et rayonne dans toute sa splendeur. Un sentiment de sérénité et de bien-être profitera même aux esprits les plus stressés.

    Aller au Hammam

    Au Maroc chaque quartier d’une ville, quelle qu’en soit l’importance, dispose d’au moins un hammam, mais reste plus rare dans certains petits villages.

    Les hammams au Maroc ne sont pas mixtes. Ils disposent, soit d’une partie réservée aux hommes et d’une autre réservée aux femmes, ou d’horaires aménagés en alternance. Compter 8 à 10 Dh l’entrée et 20 à 50 Dh pour un massage. Penser à emporter un slip de bain, une serviette, du savon ainsi qu’une paire de tong ou chaussures en plastique (souvent prêtées sur place).

    Certaines villes, comme Marrakech, on développé un grand nombre de SPA destinés à une clientèle à la recherche de bien être…


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  • Les mille et une nuits d’une cité impériale..

    Marrakech, cité impériale millénaire, la ville sainte aux 7 marabouts, ouvre la porte du sud marocain et aux amateurs, l’effervescence recherchée de ses tournées et sorties nocturnes

    C’est une ville de contrastes, où lieux branchés, restaurants à la mode, grands hôtels et projets démesurés côtoient une médina qui a su garder ses traditions et son atmosphère médiévale.

    Les lieux touristiques abondent, historiques, culturels ou festifs. Palais, musées, jardins, riads et souks bigarrés où les différents corps de métiers regroupés par secteur proposent le fruit du travail des nombreux artisans de la médina, tout concourt à surprendre et ravir le regard du visiteur.

    La place Jemaa el Fna au cœur de la ville historique aux abords des souks, séduit par l’ivresse de son effervescence tant humaine que théâtrale et l’empreinte d’un passé encore récent où la parole, le conte, la fable et l’épopée résonnaient en son sein. Son foisonnement incessant se transforme en un immense restaurant de plein air dès la fin d’après-midi, et ce, jusque tard dans la nuit.

    Tel un phare, la Koutoubia veille du haut de ses 70 m sur la cité impériale.

    La palmeraie distante du centre abrite un bon nombre d’hébergements et restaurants haut de gamme. À 70 km au nord de Marrakech, dans le Haut Atlas, les cascades de la vallée de l’Ourika accueillent les habitants de Marrakech au cœur de la fournaise estivale. Proches des sommets enneigés de l’Oukaïmeden, en hiver, les Marrakchis pratiquent le ski sur ses pentes escarpées.

    Les activités ne manquent pas, sports en tous genres, parcours de golf, spas de haute qualité, excursions vers les cimes du Haut Atlas et au-delà, à peine à plus de deux heures de route, la mer. Essaouira y déploie ses charmes, ses couleurs et son air vivifiant.

    Les quartiers à travers l’histoire de Marrakech

    Les premières fondations de Marrakech remontent à 1062. Cette cité mythique telle le phénix a toujours su renaître de ses cendres. Elle rayonne de précieux monuments, palais et riads, témoins et parfois vestiges d’une histoire riche en rebondissements.

    Les remparts, édifiés vers 1162, encerclent la médina où la place Jemaa el Fna et les souks sont les lieux les plus visités de Marrakech avec le quartier de la kasbah et le Mellah mitoyens.

    Parmi les monuments de la médina à visiter, la Koubba Almoravide, édifiée au XIIe siècle et restaurée au début des années 50, elle reste unique de l’art architectural Almoravide. Lui faisant face, la Medersa Ben Youssef, édifiée au XVIe siècle par les Saadiens, est une merveille d’architecture arabo-andalouse. Les palais El Badi (XVIe siècle) et celui de la Bahia (XIXe siècle) nous donnent une idée de ce que pouvait être le faste et les ors disparus de la vie des sultans de Marrakech. Musées, Caravansérails, Riads… continuent d’émerveiller le visiteur curieux.

    À l’extérieur des remparts, Guéliz est le quartier moderne de Marrakech. Hormis quelques bâtiments de type art nouveau datant du protectorat et le fameux jardin Majorelle, ce n’est pas un quartier touristique. De très bons restaurants s’y développent, les services administratifs y sont présents, et quelques quartiers résidentiels et paisibles contrastent avec l’ébullition de la médina.

    Un autre quartier, celui de l’Hivernage, contenu dans la triangulaire des avenues Mohammed V, Mohammed VI et Hassan II, est le coin des grands hôtels, des casinos, et des résidences privées hautes gammes.

    Au plaisir des papilles

    Le nombre de restaurants de qualité à Marrakech et leur grande diversité n’a rien à envier aux métropoles européennes. Bien entendu, l’art culinaire marocain aux multiples tajines et couscous raffinés ou simples y est à l’honneur, autant dans les palais ou les restaurants modestes de la médina que dans la multitude des restaurants du quartier de Gueliz ou dans ceux plus sélects du quartier de l’Hivernage.

    Cuisine italienne, pizzerias, cuisine asiatique et gastronomie française où l’on propose quelques fois du porc sans oublier les fast-foods locaux et Chawarma bien présents au fil des rues, vraiment Marrakech est une ville de toutes les papilles. Si vous séjournez dans un Riad, et que celui-ci fait table d’hôtes, la cuisine maison constituera certainement un mets de choix.

    Sur la place Jemaa el Fna

    Un incontournable lors d’un séjour à Marrakech. Ce n’est pas pour sa qualité gustative que les badauds se groupent autour des tables installées, mais pour son ambiance fort sympathique.

    Sortir et boire un verre

    C’est vers minuit que la vie nocturne commence à Marrakech. Quelques clubs animés de l’Hivernage ou du quartier de Guéliz vers le boulevard Mohammed V, de la palmeraie de Marrakech et d’autres à l’extérieur de la ville, se disputent l’ivresse des nuits Marrakchies.

    En journée, nul souci pour trouver de nombreux cafés servant thé à la menthe ou jus d’orange et cela, partout à Marrakech. Si l’envie d’une bonne bière fraîche ou d’un apéritif vous taraude, quelques bars dans le quartier de Gueliz, d’une clientèle majoritairement masculine, servent bières et autres alcools dans une ambiance souvent navrante. En couple, préférez les bars d’hôtel ou clubs plus adaptés.

    Hammams et Spas à Marrakech

    Il est important de bien distinguer les hammams de quartier aux spas plus luxueux.

    Les premiers, souvent situés aux abords des mosquées, comportent 3 salles à la température différente. Pour une modique somme, souvent 8-10 Dh, les hommes, habitants du quartier, y viennent régulièrement se décontracter hors des fracas de la ville, tandis que les femmes, elles, s’y rencontrent pour un moment d’intimité éloigné des hommes.

    Les touristes y sont généralement les bienvenus. Il faut savoir que certains hammams disposent de 2 entrées et autant de salles nécessaires alors que d’autres n’en possèdent qu’une seule. Évidemment non mixte, le hammam se partage. Les matins et soirs sont réservés aux hommes, et la journée aux femmes. Prévoir de 50 à 100 Dh pour un massage.

    Dans un cadre souvent raffiné, de nombreux Spas ne cessent d’éclore depuis un certain temps à Marrakech. Ici, ce sont souvent des soins et des massages thérapeutiques d’Orient et d’Asie aux huiles essentielles qui sont proposés en plus du sauna et hammam, pour un prix supérieur.

    Circuits organisés autour de la ville

    Les circuits proposés majoritairement vous mènent au cours de la journée aux cascades d’Ouzoud ou dans la vallée de l’Ourika et l’Oukaïmeden ou bien à Essaouira.

    Pour des excursions de plusieurs jours, vous aurez le choix entre Ouarzazate et la vallée du Drâa, les vallées du Dadès et du Todra, et bien entendu de passer une nuit ou plus dans le désert de l’erg Chegaga ou aux dunes de Merzouga.


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